My Feather

My Feather
Dépot de Texte. Des textes divers, sur un peu tout ce qui me passe par la tête même si parfois certains seront incomplet.

Bienvenue sur mon Blog ^^
Bonne lecture !

Comment mieux connaître MC celle qui se cache derrière My Feather ?

..... Si J'étais .....

Une Fleur ? Un Tournesol
Une Couleur ? VERT
Un Fruit ? La framboise
Une Saison ? L'été ou le printemps
Un Animal ? Soit un Félin, soit un oiseau ou.. un dauphin
Un Phénomène Naturel ? Un doux vent qui fait du bien lorsqu'il fait trop chaud!
Un Chiffre ? 8
Un Paysage ? La mer, la plage
Un Arbre ? Saule pleureur
Un Objet ? Un livre, Un crayon
Un Endroit du Corps ? Les yeux
Une Langue ? Le Français
Un Jour de la Semaine ? Dimanche. Parce que on sais que c'est le dernier
jour avant de reprendre l'école, on en profite d'autant plus.
Un Art ? L'écriture
Un des Quatre Elements ? L'air
Une Planète ? Mars
Un Tatouage ? Un étoile
Une Pierre Précieuse ? Émeraude
Un Métal ? Argent
Un Tissu ? Soie

# Enviado em Quinta 06 Agosto 2009 20:32

Modificado em Segunda 10 Agosto 2009 22:10

[1]

L'air était sans clarté, la flamme sans ardeur,
Sans fermeté la terre, et l'onde sans froideur.
Bref, forge en ton esprit une terre, qui, vaine,
Soit sans herbe, sans bois, sans mont, sans val, sans plaine


Extrait de : « Un Chaos de Chaos » de Guillaume du Bartas


Tic...Tac... Tic... Tac
Les aiguilles du temps avancent, progressent sur le cadran de l'horloge dans un silence des plus inquiétants. Une minute, deux minutes... Elles se succèdent l'une à l'autre sans jamais faire une pause, sans jamais prendre le temps de ralentir ni même d'accélérer. Toujours ce tic-tac si régulier, constamment le même, identique à la seconde précédente, sans jamais changer, sans jamais y percevoir la moindre altération. Toujours aussi monotone, invariable.


Je cours... Rapidement. Mes pas résonnent bruyamment dans le silence de la nuit, CLAC CLAC CLAC! Un souffle irrégulier, battement du c½ur désordonné. Panique, horreur, mon corps est parcouru de frisson, frayeur indéfinissable.... J'arpente, des rues noires de monde, cherchant à fuir cette vision d'épouvante. Je bouscule, pousse des gens. Une peur irrépressible a pris le contrôle de mes gestes, actions. Terreur, peur. Il s'approche, avance en ma direction, toujours derrière moi sa présence oppressante. Je n'ai pas la moindre chance, mais, mais l'espoir, bien piètre espérance peut nous dicter bien étrangement notre conduite. Je cours, le plus rapidement possible. J'avance, je progresse mais, en vain...


Nos actes ne sont éphémères qu'en apparence. Leurs répercussions se prolongent parfois pendant des siècles. La vie du présent tisse celle de l'avenir. Tout s'anéantit, tout périt, tout passe : il n'y a que le monde qui reste, il n'y a que le temps qui dure. Les grains de sable du sablier tombent uns à uns sans jamais s'abstenir, sans jamais modifier sa cadence. Uns à uns ils s'empilent, ils s'accumulent, Grains du temps, sable d'éternité.

Des larmes amères ruissellent doucement sur mon visage terrifié. Je cours, j'avance toujours sans m'arrêter. Je peux sentir battre mon c½ur sous mon épiderme. Il n'en peut plus, épuisé. Mon souffle se fait saccadé, difficile. Éreinté, ma gorge est sèche, aussi rêche qu'une bande de papier sablé. Je tremble, j'ai peur, je cours toujours. Terreur indéfinissable qui prend possession de mon corps, qui m'envahit, prend subitement le contrôle. Mes pas résonnent étrangement sur le sol, bruyamment, comme si rien d'autre n'avait d'importance. Je cours, je cours sans cesse, sans pause. Je suis seule, dans le noir de la nuit il est toujours derrière moi sa présence me donne des frissons dans le dos. Je progresse imprégné d'une angoisse, appréhension indéfinissable. Je voudrais oublier cette vision.

Le temps passe. Et chaque fois qu'il y a du temps qui passe, il y a quelque chose qui s'efface, qui disparait. Rien n'est éternel, tout est éphémère, provisoire. Même l'existence, la vie ne serait pas ce qu'elle est si son antonyme était annihilé. La mort, la vie, le temps sont tous relié les uns aux autres par un mince fils d'argent. Si fragile qu'un rien ne pourrait le rompre.

# Enviado em Sexta 21 Agosto 2009 09:53

[2]


Un rêve qui devient soudainement réalité. Qui fait une surprenante apparition dans notre vie. Avez-vous déjà espéré un futur meilleur? Avez-vous déjà souhaité posséder plus que vous avez déjà en cet instant, toujours plus, encore plus? Et cet espoir, ce souhait si je peux le nommer ainsi s'est-il souvent exaucer? Probablement pas. Le destin n'est pas une lampe magique que l'on frotte avec insouciance. Il n'est pas là pour vous accorder trois v½ux. Parfois son génie s'avère à être un être maléfique, plus prompt à faire le mal autour de vous que de vous couvrir de gloire et d'or. Mais que dites-vous du cauchemar qui devient réalité, le cauchemar qui fait tout d'un coup irruption dans votre petite vie sans histoire? Votre existence chamboulée, la disparition de ce qui vous tenait autrefois à c½ur? Et la peur qui vous rongera alors sans cesse, tous les jours, toutes les nuits. Sans relâche, sans répit, elle vous modèlera à ces envies, détruira tous sur son passage, jusqu'à vous rendre complètement fou. Une terreur sourde vous liera les poings, incapable d'agir, incapable de penser sans ressentir cette peur...Et... et alors, vous ne serez plus que l'ombre de ce que vous êtes présentement...

Vous y penserai constamment, à toutes heures du jour. Vous vous éloignerez de tous ceux qui ont un jour pu faire une différence dans votre vie insipide.

Un nuage gris qui vous suivra pas à pas déversant tout son désespoir et son angoisse sur votre être. N'apportant que malheur dans votre existence. Vos projets, vos espoirs d'un avenir meilleur, envolé, plus qu'un tas de cendres fumantes.

La couleur du monde, vive, éclatante, ne seras plus que noir, gris et blanc. Rien n'aura plus d'importance, tout ce que vous pourrez voir, peu importe l'endroit où vous yeux se poseront, tous se que vous observerai alors seront fade, morne, terne... Sans la moindre étincelle, dépourvue de toute vie.

# Enviado em Quarta 26 Agosto 2009 16:41

[3]



Ça a commencé par une étincelle, une lueur dans les yeux. Semblable à une idée lumineuse qui apparaissait s'embraser imperceptiblement prendre de l'ampleur, de l'envergure dans mon regard mordoré. Un brasier qui, insensiblement, proliférait, s'emparait de celui-ci jusqu'à ce de grandes flammes aux teintes chaleureuses prennent un total contrôle de mes prunelles ardentes. Un espoir sordide, circulait dans mon être, voyageait dans mon sang écarlate suscitant une effervescence dans la moindre parcelle de ma personne. Une vague de désir, de convoitise et d'impatience s'insinuait en moi. Perspective d'un rêve qui avait trop longtemps patienté. Une ambition qui avait longuement croupit dans les méandres de ma conscience. Recouvert d'une épaisse couche de poussière grisâtre, je l'avais découvert dans un recoin sombre, privé d'éclat de mon esprit jusqu'alors confus face au futur indécis, vaporeux qui inlassablement gagnait du terrain. Il avançait si promptement qu'à l'horizon sans peine on pouvait percevoir l'usuel nuage de poussière qui le poursuivait. Mon futur, mon destin fonçait droit sur moi, si vif, si rapide que j'en appréhendais la collision, l'impact violent qui lui emboiterait le pas.

Ça a commencé par une lumière dans le regard, ça à débuter par l'ébauche d'un projet incertain dans ma tête. J'ai fait un choix, opté pour mon avenir, préféré cette possibilité parmi toutes celles qui m'étaient alors offertes. J'ai prit la décision de faire face à ce futur qui m'angoissait plutôt que de le fuir, avancer à défaut de reculer. J'ai pris sur moi-même, angoissée, paupières closes, je me suis mise à marcher. Avancer droit devant, me précipitant à la rencontre de ce qui jusqu'alors me poursuivait. Tout près à présent, ses contours distinctifs m'apparurent clairement.

À mes côtés, des gens attendaient tout comme moi avec appréhension ou avec une impatience non feinte de connaître leur futur, de lui serrer cordialement la main, de rencontrer la personne qu'ils deviendraient alors. À ma droite, tout les gens qui comptait à mon c½ur, toutes les personnes qui d'ailleurs ne pourront jamais le quitter se tenaient sur leurs jambes tremblantes. Les souvenir que je garderai d'eux resteront définitivement incrusté en mon être. Ils attendaient aussi, main dans la main, nous faisions tous front au futur qui nous séparerait prochainement, nous entrainerait sur des voies différentes, sur le chemin de notre destinée.

Le visage crispé par l'angoisse, j'observais mon futur qui bientôt me ferait face. Comme un animal féroce, il m'observait, me toisait. Ses pupilles semblaient se demander si j'étais bien la personne qui lui était destiné. Une erreur de parcourt sans doute. Tandis que tous s'éloignaient accompagné de leur nouvel ami le futur, moi, moi je restai là seule, stupidement figé sur place devant ce que je craignais le plus. Son regard avivait mon angoisse du départ à un tel point que j'en avais la nausée. Face à face, je ne pouvais croire ce que mes yeux me exhibaient devant moi. Un tel avenir me semblaient alors qu'un futile rêve d'enfant, un espoir longtemps déçu par mes propres capacités.
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# Enviado em Quarta 02 Dezembro 2009 19:54